A peine la porte refermée , la neige s'infiltra dans mon cou. Vite je remontais la capuche de mon poncho et nouais ma grosse écharpe , en prenant soin de la remonter sur mon nez.
De son coté , indifférente à la température et à la neige, Kim gambadait devant moi, en toute liberté.
Ce fait me rappelé que je n'avais pas fermé la porte à clé...Ici ,c 'etait banal , normal, tout le monde laissait sa porte ouverte .Il n'y avait pas de voleur à Dayton, pas d'assassin non plus.
L a sele chose mystérieuse ici , c'était la présence d'un ermite qui vivait dans un coin de la montagne.
Certains le disaient fou: d'autres disaient que c'était un pauvre homme triste.Cependant cet ermite ne descendait jamais en ville et les gens étaient sécurisés .
C 'est vrai que tout inspirait la sécurité : L es montagnes si hautes et pleines de prestance, ce petit village niché au creux de la vallée , et l'air si pure et si frais...J 'adorais me promener sous les étoiles en automne, à la clarté de la lune en hiver .L es villageois ,eux, sortaient à peine la journée encore moins la nuit.
La neige s'était arretée de tomber ; sur le sol , l'épais tapis blanc avait doublé de hauteur depuis le matin.Seules les empreintes de Kim précédaient les miennes , si bien qu'a chaque pas, je m'enfonçais jusqu'aux chevilles.
Arrivée bientot au bout du village , je fis halte face aux montagnes . Mes pensées me conduisirent à cet homme, cet ermite dont les gens évitaient de parler à ma présence, et j'éssayais d'imagniner ce vieil homme , seul dans sa cabane, dans le silence solennel de la foret.
C ette vision me fit frissonner.
Revenue à la réalité , je vis que Kim était assise à mes pieds et me regardait avec étonnement.
_ Allez,on rentre Kim?
Je fis demi- tour et , pour me réchauffer un peu , je me mis à courir .
_ On fait la course?
La neige , entravant chacune de mes enjambées , me conduisit à une chute et ma course se termina le visage dans la neige.
Alors que péniblement , je me relevais en riant de mon 'malheur' , Kim ne trouva rien de mieux que de me sauter dessus , les deux pattes en avant , m'entrainant au sol une nouvelle fois.
Ne pouvant me relever , ni m'arreter de rire ; assise dans la neige, je ne pus que subir , impuissante , les 'escuses' de Kim qui, à sa manière consistait à me lécher le visage !
A près cinq bonnes minutes de fou rire , je parvins à reprendre mon souffle et me remettre sur mes pieds.
Heureusement, nous n'étions plus très loin de la maison : J'etais complètement trempée !
Dérrière les fenetres éclairées , j'apperçus quelques visages...Avais-je attirer l'attention des curieux !
_ Les gens nous observent Kim ayons l'air sérieux : Ils vont jaser !