CHAPITRE 3

CHAPITRE 3

Une éternité sembla s'etre écoulée avant que je ne reprenne connaissance .Je ne sentais plus le froid ni la neige tomber sur moi,le bruit du vent aussi semblait avoir cessé...J'entrouvris les paupières.Je ne reconnu nullement le lieu ou je me trouvait ! J'étais allongée sur un lit,une compresse fraiche sur le front...Quelqu'un m'avait donc secourue !
Avec hate,je me redressais sur un coude afin de regarder ma jambe bléssée .Le bas de mon jogging était retroussé à mi-cuisseet un bandage impecable recouvrait mon mollet de la cheville jusqu'au genou.
Je fus heureuse de constater que l'on ne m'avais pas retirer mes vetements et aussi soulagée que Kim....Non !...elle n'était pas près de moi .....Mon dieu,pourvu qu'elle ne se soit pas perdue...
_ kkkkkkkkkkIM !! appelais-je avec force
Pas un bruit,le silence.Tant bien que mal,je parvins a m'assoir et a me caler le dos contre le coussin.Ma fièvre était tombée,c'était vraiement une chance que quelqun m'ai trouvé ...
La porte du chalet s'ouvrit brusquement en grand,laissant entrer une rafale de neige.
Un homme bien emmitoufflé les bras chargés de buches pénétra dans la pièce Kim sur ses talons.
Tandis que Kim se precipitais auprès de moi,l'homme alla poser les buches près de la cheminée .
Il retira sa grosse veste de cuir frangées,et son écharpe qu'il lui recouvrait le visage.
Il alluma ensuite une grande lampe à pétrole qui se trouvait pres de lui sur la belle cheminée de pierres ou le feu crépittait déja , puis il traversa la piece et vint la poser pres de moi sur le chevet.
A la lumière et de pres je pus enfin voir son visage...Il avait les cheveux chatains(et non noirs comme je l'avais dabord pensé)un peu longs et ondulés.C'était un bel homme d'une quarantaine d'années,avec un visage tendre et dur à la fois : Une machoire volontaire,un nez bien droit et des yeux d'un vert magnifique ou semblaient briller une lueur de surprise et d'amusement !
Je compris très vite que c'était a cause de moi et rougis jusqu'aux oreilles : Je venais de le devisager avec insistance....Génée je detournais le regard en bredouillant.
_ Je suis confuse....je vous prie de m'excuser .
Il eu un rire leger:
_ Pourquoi cela c'est plutot flatteur !
Observatrice,je ne pus m'enpecher de constater qu'en plus de son physique cet homme possédait une voix tres attirante à la fois grave et douce.
_ Comment vous sentez vous ? S'enquit -il
_ phsychologiquement ça vas mais ma jambe doit etre cassée ...
Il se pencha au dessus du lit et posea sa main sur le bandage qui recouvrait ma blessure.
_ Non,me rassura t-il, elle n'est pas cassée ! Seul le muscle a été touché.Un morceau de branche morte l'a en partie traversé, mais l'os est intact .
Comme j'avais pali,il me rapporta un verre d'eau de la cuisine qui se trouvait à deux pas .
_ Ca va mieux ?
L'eau fraiche en effet me redonna des couleurs.
Je vous remerci de m'avoir secourue et si bien soigné ...Vous m'avez sauver la vie !
Comme il m'écoutait en souriant je poursuivis :
_ Je suis désolée de vous causer tous ces problèmes ,je sais bien que vous aimez la solitude !
A ces mots son visage ce ferma soudain et sa voix sembla avoir perdu toute sa douceur lorsqu'il me repliqua :
_ Vous savez ????Mais que croyez vous savoir ???..Croyez vous qu'il est facile pour moi de vivre seul,?....
Il s'interrompit brusquement et repris un calme olympien.A ce moment precis,il me sembla juste de m'expliquer.
_ Je ne voulais pas vous offensé ni vous blessé je n'en ai nul intention,je suis dans ce village depuis seulement trois mois et là bàs tout le monde dit "l'ermitte en parlant de vous"d'ou ma confusion...je le regrette .
Il parut ennuyé d'avoir réagis de cette facon et m'adressa un sourir crispé
_ Ma femme est morte...Il y a un an dit -il dans un souffle,avant de me tourner le dospour aller s'accroupir pres de l'atre ...Et il resta là, absent silencieux ,le regard dans les flammes .

# Posté le vendredi 22 février 2008 01:31

Modifié le vendredi 14 mars 2008 00:31

SUITE

Son aveu m'avait bouleversé,je ne pouvais détacher mon regard de cet homme...Il semblait si loin d'ici...Sans doute plongé dans les souvenirs heureux,les moments inoubliables ou sa femme se trouvait encore à ces cotés.
Combien elle devait lui manquer ....Comme il devait souffrir !
Je pouvais le comprendre ...du moins ressentir sa souffrance...Je n'avais certes pas été mariée,mais j'avais aimé un homme qui m'avait trahie et en avait beaucoup souffert apres son départ : Lorsque la solitude pèse soudain comme un fardeau sur nos épaules,elle nous engloutie et nous étouffe .
_ Combien de temps suis -je restée inconsciente ? Demandais-je pour rétablir le dialogue.
_ Deux heures environ .
_ A votre avis,pourrais-je repartir demain?
Il traversa la piece et s'assit sur le bord de mon lit :
_ J'en doute ...Commença t-il,en plus de l'état de votre jambe une tempete fait rage dehors et je pense que nous devrons la subir pendant quelques jours encore ! Quelqun vous attends au village ?
_ Non ,repondis -je personne ....
_ Et bien, je crois que vous allez devoir me supporter pour un temps!
_ J'en ai bien peur en effet !Pouffais-je, je m'appel Shawn,Shawn Blackworn. Je suis écrivain vis à Washington et suis arrivée à Dayton depuis trois mois.
Il se présenta à son tour:
_ Mon nom est Malcom Mac Andrews et je suis guide de montagne.
Aucun de nous n'en dit d'avantage c'était un bon début.
Le reste de la soirée fut amicale.Malcom prépara une soupe savoureuse et vint la déguster à mes cotés près du lit.Nous parlames de choses et d'autres rien de personel en fait , mais plutot sur les gens et leurs réactions.
Malcom me raconta aussi qu'après nous avoir vu Kim et moi, il avait décidé(en bon guide) de nous suivre de loin lorsque le temps s'était montré menaçant.C'est de cette façon qu'il avait rencontré Kim et en la suivant m'avait trouvé allongé dans la neige.
_ J'ai eu énormément de chance!
Comme le feu dans l'atre commençait à faiblir, Malcom se leva remettre quelques buches.Comme il n'en restaent plus, il enfila sa veste ,son écharpe et se dirigea vers la porte.Avant de sortir il se retourna vers moi et me demnda si j'avais besoin de quelque chose.Bien ennuyée de l'importuner, je dus encore lui demander:
_ Pourriez - vous me préter quelque chose pour la nuit?
Il sourit , amusé , s'apperçevant de ma gène.Il chercha dans son armoire et en sortit finalemant un chemise à carreaux rouge et noire.
_ Tenez! Je suis désolé , je ne vous promet pas qu'elle vous aille!Dit -il en riant.
Je ris de bon coeur, devant la taille gigantesque .
_ Merci , elle est parfaite...Malcom.
_ Mac, appelez moi Mac!Précisa t-il. Au fait.... Si vous désirez vous laver un peu , faites comme chez -vous ...je vais sortir chercher du bois.
Avant de sortir, il prépara le nécessaire près de l'évier,dans la cuisine, en m'expliquant que la douche se trouvait derrère la maison et ne fonctionnait que pendant l'été.Il siffla Kim et quitta la pièce.
Une fois seule , je me débarassais de mes vétements et fis un brin de toilette.Avant de me mettre au lit, je pris avec soin la chemise de mon hote et la fis glisser sur mon corps.Elle était deux fois trop grande et m'arrivait au genoux.Je dus remonter les manches , mais au moins une chose était sure cette tenue était décente ...
Avec précaution je me remis donc au lit , en attendant le retour de Mac .Sur la pendule du salon, j'observais les minutes s'égrainer et le sommeil peu à peu me gagna.Comme Mac na revenais toujours pas je posais ma tete sur l'oreiller moelleux.
Mac tardait de rentrer pour me laisser sans doute le temps de me préparer.
Il est vrai que j'avais apprécié son absence pour laver et étendre mes vétements que j'avais disposé sur une chaise près de la cheminée.Les minutes continuèrent de sécouler et je me laissais porter par le sommeil remontant le drap sur mes épaules .Sous le charme d'Orphée...Je perçus une odeur familière : le parfum de l'après rasage de Mac.
Comme rassurée par ctte présence invisble, je m'endormis avant qu'il ne revienne.

# Posté le vendredi 22 février 2008 02:45

suite

Une odeur de café chaud vint me taquiner mes narines.Lorsque j'ouvris les yeux,Mac se tenait debout devant moi,à coté du lit, les bras chargés d'un plateau ou était disposés: café, pommes et toasts beurrés.
_ C'est adorable!!!Lui-dis-je, en lui adressant un beau sourire.
_ Comment vous sentez- vous , ce matin? Demanda t-il , tandis que je savourais mon succulent petit déjeuner.
- Bien , merci.En fait, j'ai fait quelques pas , hier!
_ Vous dormiez déja lorsque je suis rentré, vous deviez etre exténuée !
_ J'ai bien éssayé de vous attendre, mais le sommeil à eu raison de moi, m'escusais-je.
_ Je comprend parfaitement...A propos , vos vétements étaient secs et je les ais mis dans la penderie, expliqua t-il.
A l'idée que Mac avait touché mes vétements et surtout mes sous- vétements , je me sentis devenir écarlate et ne pus que bredouiller un ' merci'.Au lieu d'ignorer mon malaise et passer outre Mac se mit à rire et ceci accentua ma gène.
_ J'ai déja vu des dessous féminins, vous savez!Dit il, en souriant.
Pour parler d'un sujet moin gènant , je l'interrogeais sur le métier qu'il faisait .Mac m'expliqua qu'il conduisait des touristes dans la montagne jusqu'au refuge qui se trouvait sur l'autre versant .Quelquefois, il escortait des alpinistes jusqu'au grand pic du sommet .
_ C'est plutot l'été que je travaille; l'hiver, c'est plus calme , malgré quelques fous qui osent si risquer ...Alors que je détournais la tete, contrariée , il s'apperçut de ma confusion et s'empressa de réctifier:
_ Cette remarque ne vous était nullement adressée ! Je parlais des alpinistes,qui, chaque année veulent aller plus haut, au risque d'y perdre leurs vies! Il continua encore:
_ Je comprends votre réaction, il est vrai que votre entreprise a été périeuse, mais je ne vous ai pas jugée...
J'éssaye tout au moins de vous comprendre.
Je ne saurais l'expliquer, mais ces paroles me mirent en confiance .Je me mis à lui raconter des bribes de ma vie, de mon travaille, mon manque d'inspiration, etc. Il m'écouta , l'air intéressé et me posa des question, de temps à autre.Puis , après avoir réfléchi un instant , il s'exclama:
_ Je connais un vieux chaman nommé Taureau agile.Il vit dans la réserve, en bas de la montagne, il connait des histoires merveilleuses et adore les raconter !
_ Pourrais-je le rencontrée? Lui demandais-je, enjouée .
_ Je vous y accompagnerais au printemps, conclut t-il

# Posté le vendredi 22 février 2008 03:07

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Oubliée pour un temps et furieuse de ne plus canaliser mon attention,Kim se mit à japper.
_ Oh bébé.... on t'avait oublié; hein? Lui dis-je, en la caressant.
_Tu veux sortir , ma belle? Proposa Mac.
Mac haussa les épaules en la voyant déja devant la porte. Soumis , il se dirigea vers la patère et enfila sa veste:
_ Je sors affronter le froid et la neige, pour les beaux yeux d'une demoiselle!
Je souris intérieurement .Etais-ce à moi ou à Kim que cette remarque était destinée?Personnellement, je voulus croire que ce fut pour moi.
Des que la porte fut refermée sur eux , je fis glisser le couverture et m'assis sur le bord de mon lit.Je pervenais sans trop d'éfforts à remuer ma jambe douloureuse.C'était déja un gros progrès : mon mollet avait désenlé.J'entrepris donc d'oter la bande , pour voir ou en était ma blessure.

# Posté le vendredi 22 février 2008 03:54

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Doucement, je me misà enrouler la bande sur elle-meme, libérant progressivement ma jambe.Il me fallut ensuite oter la compresse, pour découvrir, avec stupeur, une entaille d'environ trois centimètres, superbement celée par trois points!! Pourquoi Mac ne m'avait - il pas dit que j'avais été soigné par un médecin? Retournant la question dans tous les sens, je restais la, les jambes pendantes, dix, quinze, puis vingt minutes.
La pendule du salon sonna onze heures.Un grésillement suivi d'interférence mit fin à ma réverie.Cela ressemblait à une émission de radio...Le son était sourd, mais identifiable.Soudain, après plusieurs minutes, j'entendis des bruits de pas dans la maison .Mac ,suivi de Kim sortit de la cuisine:
_ Vous voulez me faire mourir? Lui demanda affolée.
_ Nous sommes passés par dérrière la maison, j'ai une remise qui correspond sous la cuisine par une trappe, m'éclaira t-il.
_ J'ai perçu des grésillements et je me demandais d'ou cela pouvait provenir...
Mac m'expliqua alors qu'il avait installé un émetteur - récépteur dans la remise et que c'était par cet intermédiaire qu'il recevait des appels pour son travail.
_ C'est justement un appel que vous avez entendu.On me charge d'escorter un groupe d'alpinistes jusqu'au refuge de la face nord.Je dois partir demain et cela pendant deux jours...Pourrez vous vous débrouillez seule?
La perspective de rester seule deux jours ne m'enchanta guère , mais je sus passer outre:
_ J e saurais me débrouiller, ne vous en faites pas! Le rassurais-je.

# Posté le samedi 23 février 2008 10:18