SUITE

Patiemment, Mac m'indiqua tous les emplacements des vivres, des vétements et des ustensiles de cuisine.
Ensuite, il m'accompagna à table ou je pris place il ala préparer le repas.Une poele dans la main, il fit volte-face, en demandant:
_ Vous aimez le Chili?
_ J' adore!
Se remmettant à la tache, il revint bientot avec du pain de mie, des couverts et un pichet d'eau froide.
_ Le Chili sera prèt dans une minute!
Je lui souris, en disposant le tout sur la table.
_Réveille t-on la princesse? Dit-il à l'intention de Kim.
_ Non , lui répondis-je, elle mangera plus tard!
Mac revint bientot, portant un plat d'ou s'échappait un fumet délicieux:
_ Le Chili est prèt!
_ Hum...Cela a l'air bon!
_ Très noble dame, c'est la spécialité de la maison ,dit Mac , en mimant l'attitude d'un maitre d'hotel.
_ Servez donc, alors mon ami, dis-je, en entrant dans la danse.
Mac savait mettre à l'aise.Ainsi, comme deux amis de longue date, nous pumes diner dans la bonne humeur, nous échangeant des anecdotes sur nos vies respectives.

Lorsque nous eumes terminé, il m'aida à m'installer sur le canapé , devant la cheminée.Il me proposa du café puis s'installa à nouveau à mes cotés.Nous parlames longuement.Mac semblait s'intéresser à mon travail et me posait des questions tant sur les sujets que je traitais que sur la façon dont je travaillais.
Quelque fois, je me surprenais à l'interroger sur sa vie, son travail,mais Mac devenait évasif et ne laissait rien filtrer sur son passé.C'est seulement par bribes et par hasard que je pus commencer à discerner sa vie.Visiblement , Mac cachait quelque chose....Avais-je le droit de le découvir?
_ Je vous confie les détail de ma vie et pourtant, je vous connaisà peine, dis-je ,confuse.Vous devez me trouver bien superficielle!
_ Non , pas du tout, répondit - il simplement.

Cinq coups sonnèrent à l'horloge.
_ Déja cinq heures?...
Nous nous regardames , surpris. L'après midi avait passé en un éclair!Mac se leva alors, en haussant les épaules et me dit:
_ Comme dit un proverbe indien:''Aucune route n'est longue accompagnée d'un ami!''
Ne sachant pas quoi répondre, je lui rendis son sourire.''Un ami'', c'est ce qu'il avait dit?...
Etrangement, mon coeur se mit à battre plus fort et c'est pleine d'une joie inexpliquable que ce soir la, bien plus tard , je m'endormis...

# Posté le samedi 23 février 2008 10:35

CHAPITRE 4

CHAPITRE 4

Le soleil n'était pas encore levé lorsque Mac me réveilla.Il avait déja préparé son matériel et avait tout étalé sur la table. Tout y était: piolet, cordes, trousse de secours, sac de couchage....plus son sac à dos

Quelque chose avait changé...Mac semblait différent...Il était vétu d'une autre façon: il portait une combinaison de ski bleue et blanche et des chaussures d'alpiniste...mais ce n'était pas cela qui le changeait tellement....Il vint près du lit et tendit une tasse de café, en souriant:
_ Bien dormis?
Je pris la tasse fumante entre mes mains, en acquiesçant de la tete. L'odeur fraiche de l'after-shave de Mac me caressa les narine.Voila ce qui avait changé!Mac n'avait plus ni moustache, ni barbe!Son visage était si doux ainsi.... si sécurisant ! Il était si beau ! Jamais, je n'aurais imaginé qu'il put exister un homme aussi parfait!
_ Mac... commençais-je...
_ Oui?
_ Non ...rien, dis -je en détournant la tete.
_ Vous vouliez me demnder quelque chose, n'est- ce - pas? Allez y...
Qu'allait - il penser de moi , après cela?Allais -je le décevoir?
_ Shawn, allez y , insista-il.
_ Votre... femme; était-elle très belle?
Mac fut étonné du caractère personnel de ma question.Il me regarda et je vis un voile de tristesse dans ses yeux.Ilprit une inspiration puis commença à parler d'elle.
_ Betty était une femme merveilleuse, la femme dont rève chaque homme.Une douceur ectrème , une loyeuté et une beauté sans nom.Il avala sa salive et poursuivit: lorsque je l'ai rencontrée, elle était infirmière.C'est elle qui m'avait soigné, suite à un crash.On s'est apprécié, on s'est aimé... puis elle est morte, dit -il en baissant la tete.
_ Oh!...je suis désolée de vous avoir refait penser à votre femme...
Il se retourna, coléreux, avec une expression que jamais encore il n'avait eu et me dit avec une voix dure:
_ Je n'ai besoin ni de vous, ni de personne pour me rappeler de ma femme.Que ce soit le jour ou la nuit!Jamais , je ne pourrais l'oublier...

# Posté le samedi 23 février 2008 10:49

Modifié le vendredi 14 mars 2008 00:31

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Cette réplique cinglante me blessa au plus haut point.Mais ,après tour, je l'avais bien méritée.Il avait l'air de souffrir et ceci par ma faute.Cette femme devait etre exceptionnelle pour que Mac éprouve un tel sentiment pour elle.
_ Shawn ... je dois partir, à présent , escusez- moi de m'etre emporté.
_ N'en parlons plus!A propos...quend serez vous de retour?
_ Après demain, dans la soirée, si tout va bien, me dit-il.

Croyant que Mac s'apprétait à faire sa promenade, Kim attendait près de la porte.
_Je voudrais bien t'emmener, Kim mai ta patronne serait trop seule, sans toi! Lui dit Mac , en la caressant.
_ Il serait préférable qu'elle vous accompagne!!Il me sera difficile de sortir la promener et si je la laisse sortir seule, j'ai bien peur qu'elle parte vous chercher!
_ Vous avez raison... mais vous allez etre toute seule! vous etes sure que cela ne vous ennuie pas?
_ J'en suis certaine!!! Répondis-je.
Mac enfila donc son sac sur ses épaules , mit ses gants et sur le point de sortir , me demanda encore:
_ Tout ira bien?
_ Tout ira bien! Partez tranquille et soyez prudent.... tous les deux!!

Il mit ses lunettes de ski, tourna la poignée et sortit. Seule, je regardais autour de moi.Près de la cheminée, Mac avait déposé une pile de buches, pour m'éviter de sortir.Lentement, je me rendis près de la fenètre .Le jour se levait... Dérrière la montagne, le soleil, distribuait ses premiers lueurs, teintant les collines de rose d'or.Les sapins , majestueux étiraient leurs branches plus haut encore, imposant leur verdure à la blancheur lumineuse de la neige.Les flocons, tels des milliers de plumes, poudraient le ciel, rendant le paysage plus tendre encore.

Tout à coup , l'inspiration qui m'avait quitée jusqu'alors, me revint au galop.J esaisis le bloc de papier et le stylos sur la commode et pris place à la table.Je tenais une histoire!Elle se déroulerait au temps des pionniers et raconterait l'histoire d'amout d'une jeune cheyenne qui sauverait la vie d'un trappeur.Une histoire d'amour vrai, avec des mots simples et du sentiment.Je me mis ainsi à écrire, page après pasge, sans marquer la moindre pause.

L'horloge sonna onze heures.Venant de la remise, j'entendis la radio de Mac.Fallait-il que j'aille répondre? Etait-ce Mac qui appelait?

# Posté le samedi 23 février 2008 11:11

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Posant mon stylo sur la table, je décidais d'aller vérifier si l'appel ne m'était pas destiné.Boitant jusqu'à la cuisine, je cherchais des yeux l'entrée de la remise.La trappe était diddimulée sous le petit tapis rond,devant l'évier.Je pus la soulever, sans peine et découvris une desente d'escaliers. Au bas des marches, une lampe à pétrole était allumée, me permettant de desendre dans la clarté. Arrivée en bas, je fus surprise de voir que l'installation de la radio était plus perfectionnée que je ne l'aurais cru.
En me rapprochant, je vis que la radio était reliée à un répondeur.Mac pensait vraiment à tout!Les grésillemnts reprirent:
_ Chasse-neige!...Chasse -neige!...Ici Bulldozer!..A vous! Chasse-neige, Chasse-neige..ici Bulldozer ! Répondez!
Ce n'étais pas la voix de Mac ; peut etre celle d'un de ses clients?.. L e repondeur s'enclancha alors et la voix de Mac séleva soudain tandis que mon regard fut attiré par un photo posée près du répondeur. Intriguée, je la saisis entre mes mains.
_ Allo! Dit la voix de Mac, ici Chasse-neige, relaché surveillance , deux jours...Parti escorter alpinistes...Evitez contact radio...Présence d'hirondelle au chalet...Contact dans deux jour, à vingt deux heures!...Terminé!
'' Hirondelle!''.''Chasse-neige!'' ... Pourqoi ces codes?
Mes yeux revinrent à la photo que j'avais découverte. Je la mis près de la lampe, pour mieu la voir: il y avait une très belle femme blonde au sourire éclatant qui serrait, dans ses bras, un homme en uniforme blanc, l'uniforme des pilotes de ligne.L'homme tournait le dos à l'objectif mais je ne sais pourquoi, je sus que c'était Mac.Ainsi...c'était sa femme. Comme elle était belle! Combien il avait du l'aimer!...

Les larmes aux yeux , j'allais vite reposer le trésor de Mac, la ou je l'avais pris.J'avais honte de m'etre permise de toucher à cette photo.J'avais l'impression d 'avoir trahi la confiance qu'il me portait.Cette photo était la chose la plus importante que Mac devait posséder!Laissant libre cours à mes larmes, je remontais l'escalier jusqu'à la cuisine.Il fallait que je mange quelque chose...cela me calmait toujours, dans les moments d'émotion.Prenant du jambon cru et du pain de mie, je me fis un sandwich et retournais à table.Pour oublier ma peine et ma solitude, je me remis à écrire.Replongée jusqu'au cou dans mon histoire, je me surpris à frissonner au grés des aventures de mes héro.Passant du rire aux larmes, de la pssion à la tendresse, de la décéption à la joie et des séparations aux retrouvailles.
J'imaginais vite l'homme idéal: grand, fort , doux, sécurisant...Inévitablement, je revis le sourire de Mac!...Mon coeur se serra tandis que mes doigts laissaient échapper les stylo qu'ils tenaient.Mac! Ou devait-il etre? Etait-il parvenu au refuge?....Mac...ses cheveux trop longs... ses yeux si doux et son sourire avait capturé mon coeur!...

# Posté le samedi 23 février 2008 11:36

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Oui, oh oui ! j'aimais cet homme...et cela , depuis le premier jour! Mon coeur battait la chamade tandis que je le revoyais sourire.Voila bien longtemps, je m'étais juré de ne plus jamais aimer...J'avais tant souffert.Mais cette fois-ci, ce serait différent!Mac n'était pas un homme à faire souffrir intentionnellement.Seul, le souvenir si proche de sa femme pourrait empecher qu'un jour, j'ai la chance de transformer l'amitié qu'il me portait en un sentiment plus fort.
Reprennant mon stylo, je me remis au travail, mais ce trouble avait coupé mon inspiration.Je ne savais pas comment finirait mon livre, mais ce que je savais, c'est que je voulais une fin heureuse...En espérant très fort que ma propre histoire en ferait de meme!
Pendant deux jours, je me levais pour me jeter dans mon livre, faisant une pause pour déjeuner et et me remettre au travail jusqu'à ce que le sommeil me gagne.Le soir, blottie dans la chemise de Mac, je pouvais enfin le retrouver...dans mes reves...

Mac et Kim revinrent le troisième soir, au moment meme ou je finissais de préparer la table pour diner.Malgré la joie qui m'emportait, je suis rester impassible et détendue.
Pendant que nous dinions, Mac me raconta qu'il avait conduit cinq randonneurs: trois hommes et deux femmes qui étaient bloqués au deuxième refuge, par la tempète de neige.Malheureusement , il avait eu du mal à se faire comprendre car c'était une expédition allemande.Mac me narra quelques bribes de cette aventure, en refaisant gestes et mimes.Il me fit rire que je crus m'étouffer.Pendant qu'il me racontait les maladresses de ses compagnons, je le contemplais en buvant ses paroles.Lorsqu'enfin, il me relata les péripéties de Kim, j'imaginais sans peine, le pauvre Mac et sa cordée!

A la fin du repas, Mac repris son sérieux et me demnda comment je m'étais débrouillée pendant son absence.Je ne lui dis rien sur mon escapade au sous -sol , cela resterait mon secret...En revanche, je lui dis que j'avais recommencé à écrire.
_Quel style d'histoire écrivez-vous? Demanda t- il.
_ Une histoire d'amour...répondis-je, en fuyant son regard.
_ Pourrais-je lire ce que vous avez fait?
Etonnée tout d'abord,je me souvins que Mac s'était toujours intéressé à mon travail.
_ Mais...ce n'est qu'une ébauche...
_ Peu importe, je voudrais vraiment le lire! Insista t il gentiment.
Convaincue, je me levais de table et allais jusqu'au canapé ou j'avais laissé mon bloc.
_ Mac ,dis-je, en lui tendant mon travail, pourriez vous attendre que je sois endormie...pour le lire.
_ Ok !Marché conclu!Lança Mac, en se levant à son tour.Mais avant cela ...allez vous allonger sur le lit! J'arrive dans une minute...
Péniblement, j'avalais ma salive, me demndant ses intentions, lorsqu ' il précisa:
_ J evoudrais examiner vos blessures!
Sans dire un mot, déçue et soulagée à la fois; je m'étendis sur le lit, en prenant bien soin de rabttre la chemise sur mes genoux.Mac alla dans la commode, en sortit une sacoche de médecin noire, puis vint s'asseoir sur le bord du lit, près de moi.Doucement , il prit mon mollet dans ses mains.Son contact, si proche, me fit frissonner .Mac s'en apperçut car il me demnda si j'avais froid.
_ J'ai eu un peu peur, c'est tout! Répondis-je faussement.
Il passa ensuite ses doigts sur la cicatrice.
_ Les points ont bien cicatrisé.Je peux les enlever.
Ainsi, je sus que c'était bien Mac qui m'avait soignée. Voyant qu'il rapprochait la sacoche près de lui , je lui demandais:
_ Maintenant?
_ C e n'est pas douloureux, répondit-il en riant
Alors qu'il approchait les ciseaux, je regardais ailleur, en retenant mon souffle.Posant les yeux sur la sacoche, je pus y lire les initiales B.M..; sur la poignée.Mon coeur se serra B....Betty! Mac avait raison de dire qu'il ne pourrait pas l'oublier! J'avais moi meme beaucoup de mal à la faire!

Mes points furent retirés, avec une grande douceur.Mac désindecta ma plaie puis referma la sacoche qu'il alla ranger dans l'armoire.Feignant la fatigue, je m'allongeais sous les draps.Mac alla s'installer sur le canapé, mon bloc à la main.Kim se lova contre lui.La séparation allait etre difficile...pour elle, comme pour moi! Il fallait que je réagisse vite:
_ Mac...je voudrais partir demain...Croyez cela possible?
Il me regarda comme pour chercher la réponse dans mes yeux, puis rebaissa la tete sur sa lecture:
_ Vous vous en croyez assez forte?
J'avais les lèvres sèches: non ...je ne me sentais pas assez forte pour le quitter, ni assez forte pour faire tout ce chemin!...mais surtout, je n'avais pas la force de m'imposer dans la vie d'un homme qui ne m'aimait pas! Alors , passant ma langue sur mes lèvres, pour me donner du courage, je lui répondis:
_ Oui, j'en ai la force!
J'aurais tant souhaité qu'il insiste , qu'il me dise que c'était trop tot...Mais sa réponse fut toute autre:
_ Alors, daccord comme ca! J e vous raccompagnerai demain.
Au onzième coup de l'horloge, la radio émit don grésillement habituel et Mac desendit au sous sol.

# Posté le samedi 23 février 2008 12:11