suite


Je ne savais que croire, tant de surprises en un soir, tant de quiproquos! Quand les choses deviendraient- elles plus simples entre lui et moi?
Fendant la foule, Jack revint vers nous et le chaman alla à sa rencontre. Il le gratifia d'une tape dans le
dos, amicale et complice, en lui disant:
_ Shawn est une gentille fille.
_ Je sais, répondit-il, en fixant mon regard.
Vinrent les chants, les contes et les danses rituelles auxquelles tout le monde participa ... même moi! Je dois dire que c'était vraiment authentique et je pris énormément de plaisir. C'était comme si, le temps d'une nuit, le monde avait fait marche arrière ...
Doucement, Jack me prit la main et m'entrâma derrière les tentes ...
Le ciel était noir comme de l'encre. Les étoiles, telles de petits diamants, scintillaient de mille feux et la lune, présente au rendez-vous, éclairait la prairie.
_ Quelle merveilleuse nuit! dis-je, en frissonnant.
_ Merveilleuse nuit. .. répéta Jack, en me passant les bras autour de la taille.
A nouveau, je sentis mes veines s'enflammer et mon corps perdre tout contrôle. Notre passion devint plus forte que notre raison, nos baisers de plus en plus fous ... Résignée, je ne dis aucun mot lorsque Jack me souleva dans ses bras. A aucun prix, je n'aurais voulu brisé le charme qui nous unissait. Sous une des tentes, il me déposa délicatement sur une peau de fourrure. Avec douceur, il fit glisser ma robe le long de mon corps, découvrant ma poitrine nue et frémissante ... Pudique, je croisais les bras, me rendant sans le savoir plus désirable encore. Ma robe tomba ensuite sur le sol et Jack se rapprocha de moi. Chaque centimètre de mon corps languissait le contact de sa peau.
D'une main, Jack enleva mon bandeau et libéra mes cheveux sur mes épaules, puis il les agrippa et les tira en arrière, me cabra contre lui. Sa bouche brûlante parcourut ma gorge et ses dents croquèrent délicieusement le lobe de mon oreille. Ses mains glissèrent sur mes épaules, le long de mon corps et m'emprisonnèrent la taille.
Ses yeux cherchèrent les miens ... mon regard captura le sien tandis que je l'attirais sur le sol, provocante. Il s'allongea enfin sur moi, écrasant sa bouche sur la mienne, à la limite de la violence. Mes jambes, telles des lianes, s'enroulèrent autour de ses hanches, l'invitant à une promesse muette.
En une seconde, je fus à lui ... pour toute la nuit et... pour la vie.
Jamais, comme ce soir-là, une union n'a été plus parfaite et, je ne sais pourquoi, je sus, à cet instant que quelque chose de magique s'était produit
entre nous ...

# Posté le mercredi 12 mars 2008 05:37

chapitre 6

CHAPITRE 6

Le soleil était presque au zénith lorsque j'ouvris les yeux.
Jack, appuyé sur un coude, me regardait. Tendrement, il déposa un baiser plein de tendresse sur mes lèvres.
_ Bonjour !
_ Bonjour ... Quelle heure est-il?
_ Presque onze heures, répondit Jack en s'étirant. J'ai dormis comme un bébé ! Lançais-je, rieuse.
_ Tiens, tiens ... taquina- t- il, pourtant tu n'as presque pas dormis!!
Complice, je lui souris sans répondre, en enfilant mes vêtements.
Il n'y avait plus aucun bruit à l'extérieur, tous les tipis avaient disparu.
_ Jack! Viens voir, ils sont tous partis !
_ Bien sûr. tout le monde a dormis au camp, répondit-il en riant.
Je rougis jusqu'aux oreilles.
_ Mon Dieu, jack ... qu'a dû penser ton père?
Jack se redressa, l'air inquiet.
_ De quoi lui as-tu parlé, hier au soir ? demanda-t-il.
Fallait-il lui avouer les confidences de son père? Fallait-il une fois de plus paraître indiscrète à ses yeux ? La franchise fut mon choix :
_ Nous àvons parlé de toi, enfin, j'ai juste appris que tu étais son fils et il m'a confié que je suis la seule femme que tu aies emmenée ici.
_ Rien d'autre?
_ Tu as un ton bien agressif ! Je n'ai rien fait de mal en parlant à ton père ... C'est amicalement que nous parlions de toi, de toi qui n'as en fait jamais été marié!
Jack ne releva pas cette remarque et poursuivit:
_ Toi que lui as-tu dit sur moi?
_ Qu'aurais-je bien pu lui dire? Je ne sais rien de toi! Je crois connaître quelque chose, la seconde d'après, je m'aperçois que c'est faux!
Jack termina de s'habiller, impassible, puis soudain, attendrit il vint près de moi.
_ Shawn, il ne faut pas que tu m'en veuilles ... il est préférable que tu n'en saches pas trop sur moi ... tu comprends?
Non, je ne comprenais rien du tout ... Peut-être avec le temps ...

_ Tu dois avoir de bonnes raisons. Tu sais, j'aime beaucoup ton père, je me demande pourquoi il reste dans la réserve.
Jack passa derrière moi et m'emprisonna dans ses bras:
_ Tu l'as vu hier soir, heureux, plein de vie? Il est indien, c'est comme ça qu'il veut vivre et c'est comme ça qu'il voudrait mourir.
_ C'est bien triste ...
Il desserra son étreinte.
_ Allez, on plie bagage?


Une dizaine de minutes plus tard, nous arrivâmes devant la maison de Taureau Agile. Celui-ci nous attendait souriant, un brin malicieux. Jack remarqua mon embarras et éclata de rire. Kim, en bonne compagnie vint se faire cajoler.
_ Bonjour, ma belle!
Entraînée par un husky, elle repartit aussitôt.
_ Kim, reviens, on va partir !
Taureau Agile mit la main sur mon épaule:
_ Laissez-la à la réserve, je veillerai sur elle, je le promets. Elle est d'une nature sauvage et je crois qu'il ne faut pas séparer deux êtres faits l'un pour l'autre!
Le père de Jack avait raison, je ne devais pas être égoïste. Dans cette vie, Personne n'appartient à Personne. La vie est précieuse et chacun doit choisir son chemin.
_ Elle a choisi le chemin de la liberté, murmurais-je à mi-voix, elle va me manquer!
Jack me prit la main jusqu'à la voiture. Là, nous prîmes congé de son père.
_ A bientôt, Shawn, ici, c'est un peu chez vous maintenant!
La gorge nouée, je souris, pleine de reconnaissance.
Après un dernier regard en arrière, nous franchîmes le grand portail de la réserve. Je savais que Kim m'oublierait vite au profit de son nouvel amour qui l'entraînait toujours plus loin dans la prairie.

Jack était silencieux. Du coin de l'½il, je me mis à l'observer. J'en avais appris plus ces deux derniers jours qu'en trois mois entiers. Je savais maintenant que ses origines étaient indiennes, que son père était le chaman de la réserve et enfin, qu'il n'avait jamais été marié. Se sentant observé, Jack se retourna vers
moi:
_ A quoi penses-tu? demanda-t-il, en reportant son attention sur la route tortueuse. A toi ... à ton père ... en fait, quel est son nom?
Dylan, il s'appelle Dylan mais jamais personne n'a pu l'appeler ainsi ... à part ma mère. Ta mère était indienne aussi?
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 05:51

Modifié le vendredi 14 mars 2008 00:32

suite


Non, américaine. Lorsqu'elle a rencontré mon père, elle était infirmière. Elle l'a soigné suite à­une chute de cheval. Ils se sont aimés passionnément et ma mère est venue vivre à la réserve. Après ma naissance, ma mère a pensé à ma vie, à mon éducation. Elle a supplié mon père de la suivre à New­York ... mais il a refusé. Elle s'est donc chargée seule de mon éducation. Je voyais mon père pendant les
vacances.
_ Tu es né dans la réserve?
Jack acquiesça.
_ Tu dois donc avoir un 'nom sioux, suivant la coutume?
Il fit une grimace et toussa.
_ Alors? insistais-je.
_ Tonka ... répondit-il sans me regarder, ça veut dire « bison ».
Je me pinçais brusquement les lèvres afin d'étouffer le rire qui montait dans ma gorge.
_ Vas-y! Ris tant que tu veux! mais ne t'avise pas de m'appeler comme ça!
Il se joignit à mon dans un éclat de rire. Puis il passa un doigt sur ma joue:
_ J'adore être avec toi, on passe en une seconde du sourire aux larmes, de la tristesse à la gaieté ... Voilà, on arrive.
En effet, quelques secondes plus tard, Jack gara la voiture près de la fontaine à côté de ma maison. Il coupa le contact et se tourna vers moi. Délicatement, il souleva d'un doigt un mèche de cheveux collée à mon front, puis il prit mon visage entre ses mains et rapprocha sa bouche de la mienne.
Comme à chaque fois, la magie opéra et le temps autour de nous s'arrêta. Plus rien n'existait ... que nous. A nous deux, nous faisions le monde, nous complétant, l'un l'autre ...
Lorsque notre baiser prit fin, je restais un moment encore la tête renversée contre le siège, les yeux fermés.
_ Shawn, viens avec moi! me demanda Jack, à brûle-pourpoint.
La surprise me fit ouvrir les yeux.
_ Où cela, Jack?
_ Au chalet. .. viens avec moi!
J'aurais voulu crier « oui! » et j'allais le faire lorsque je me souvins qu'il me fallait attendre le coup de fil de Sydney.
_ Je ne peux pas ... je regrette.
_ Ton livre?
_ Oui, je dois attendre que mon éditeur m'appelle, c'est très important ... Je monterai te voir dès que je pourrai.

Jack me regarda, déçu. Lorsque je descendis de la voiture, il se pencha vers moi et me murmura :
_ Je n'oublierai pas notre soirée!
_ Moi, non plus! A bientôt, Jack.
La main levée, je suivis du regard la voiture jusqu'à ce qu'elle disparaisse au loin. J'étais seule, cette fois.
La place était déserte, en ce tout début d'après-midi, je n'avais jamais vu le village aussi beau!
Je voyais les choses sous un nouveau jour ... avec les yeux de l'amour.
Le soleil caressait ma peau et le jet d'eau de la fontaine offrait un arc-en-ciel merveilleux. Les gouttelettes d'eau semblaient danser joyeusement dans le ciel en un ballet imaginaire.
Je fis quelques pas vers le rebord du bassin. De ma main, je recueillis un peu d'eau claire et fraîche pour soulager ma nuque et ma gorge brûlante. La caresse du soleil devenait plutôt rude lorsqu'il était au zénith.
Une délicieuse odeur chatouilla mes narines ... des croissants chauds! Hum ... voilà mon déjeuner! Par chance, la boulangerie était encore ouverte, la petite clochette tinta mon entrée dans le magasin. Madame Dimitri, la boulangère était en grande conversation avec un groupe de cinq hommes, visiblement des étrangers.
_ Non, Messieurs, répondait la boulangère, je n'ai jamais vu ce monsieur ici, j'en suis certaine.
L'homme près du comptoir remit la photo dans sa poche et hocha la tête, d'un air mécontent, en insistant:
_ Vous êtes certaine de ne connaître personne dans le village, vous ayant parlé d'un pilote?
Madame Dimitri répondit, rouge de colère, qu'elle était certaine, tandis que je ressentis une sorte de malaise ... Pilote ... pilote ... ce mot semblait résonner dans ma tête, comme l'annonce d'un danger proche. Je sortis de mon sac mes lunettes de soleil et les chaussais prestement. Gênée, j'observais la bonne vieille dame passer du blanc ou rouge, bouleversée.
_ Ecoutez, Inspecteur, chevrota-t-elle, nous sommes des gens paisibles, ici. Nous n'avons pas l'habitude de recevoir la police. De plus, tout le monde se connaît... la dernière personne à être arrivée ici c'est Mme Blackwom que voici et c'est un écrivain. Je crois qu'elle n'a rien de la personne qui est sur la photo !
Sentant cinq paires d'yeux sur moi, je me rendis près du comptoir en ayant l'air, malgré tout, d'être à mon aise.
_ Bonjour, Madame Dimitri j'aurais voulu deux croissants, s'il vous plaît.
Après un bref sourire, la brave femme s'excusa et se rendit dans l' arriêre-boutique pour chercher des croissants sortis du four.
Mademoiselle Blackwom ? Oui?
_ Inspecteur Hoffs, police fédérale. Je voudrais vous poser quelques questions.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 06:02

suite


Ainsi, c'était la police. C'est drôle, ils n'en avaient pas l'air ... un «je ne sais quoi» dans leur attitude ... ·
Après tout, c'est peut-être mon imagination, finissais-je par penser.
Le dit « Inspecteur» sortit la fameuse photo de sa poche et me la tendit. Je pris la photo entre mes mains, avec angoisse. La photo était un peu floue mais je pus bien voir le visage de l'homme en uniforme de pilote de ligne. C'était un homme aux cheveux un peu longs, c'était un homme barbu avec des yeux verts ... C'était la photo de Jack.
Malgré le trouble qui m'envahissait, je répondis, sans laisser paraître la moindre émotion;
_ Non ... désolée! Je ne connais pas cet homme!
_ Vous êtes sûre?
_ Sûre!
_ Merci madame, dit-iL en voyant revenir la boulangère derrière son comptoir, bonne journée!
Madame Dimitri poussa un soupir de soulagement en voyant les cinq hommes sortir du magasin.
_ Ouf! Eh bien, je croyais qu'ils ne partiraient jamais! souffla-t-elle, en me tendant les croissants. Police ou pas, ils n'ont rien à savoir de ce qui se passe chez nous!
_ Vous avez entièrement raison, répondis-je, combien je vous dois ?
_ Un dollar cinquante.
Après avoir donné l'appoint, je m'apprêtais à sortir du magasin lorsque la boulangère me rappela:
_ Vous croyez que quelqu'un pourrait leur parler de l'ermite?
_ Je ne crois pas ... au revoir.
Tout se bousculait dans ma tête; Jack, la police ... Il était donc recherché ... pourtant, pas une seule minute, je ne pourrais croire que Jack soit un malfaiteur. Certes, je ne savais rien sur son passé, mais il était bon et honnête, ça c'était certain.

Je devais avertir Jack de leur arrivée. Il fallait que je le prévienne avant que quelqu'un du village parle de lui. Il me fullait agir au plus vite.
Le clocher du village sonna une heure de l'après-midi. Un coup d'½il à gauche et à droite: personne. Je courus jusqu'à la maison, pris une douche et un café. Je remplis ma gourde d'eau fraîche, me recouvris d'un écran total, enfilais en toute hâte: short, tee-shirt et casquette. En lassant mes baskets, je pris une longue inspiration, quelle chaleur devait-il faire dans la montagne!
Sans plus réfléchir, je sortis de la maison et me lançais, corps et âme dans mon entreprise, sac à dos sur les épaules.


Sans me soucier le moins du monde du paysage autour de moi, je gravis le sentier, mètre après mètre, sans ralentir ma cadence. La seule chose qui occupait mon esprit, c'étaient ces hommes qui cherchaient Jack, et il fallait, je le savais, le prévenir au plus tôt.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 06:08

suite


Lorsqu'enfin. une heure plus tard. je parvins devant le petit chalet. je n'avais même plus la force de l'appeler. Heureusement, Jack apparut sous le porche:
_ Shawn!
Ils'élança vers moi et me souleva dans ses bras jusqu'à la maison.
_ Tiens, bois ça! doucement... dit-il, en me tendant un verre d'eau fraîche. Qu'est-ce que tu fais là, avec cette chaleur? Tu es devenue folle?
Pendant que je reprenais mon souffle, il me débarrassa de mon sac à dos et le posa à terre.
_ Jack, je ne pouvais attendre ... il fallait que je te prévienne ... la police te cherche ... Ils posent des questions sur toi... ils ont une photo !. ..
Le silence prit place, oppressant.
Il fallait éclaircir les choses, le moment était venu. Comme Jack avait l'air ailleurs, je pris la parole :
Jack, depuis que l'on s'est rencontré, j'ai senti qu'il y avait une part de mystère en toi. Je l'ai toujours accepté et respecté, mais aujourd'hui, je voudrais que tu lèves ce voile ... j'en ai besoin ...
Jack passa une main dans ses cheveux, alla sur le pas de la porte et s'assit sur une des marches du perron. Sans mot dire, je le rejoignais et m'asseyais à ses côtés.
Tout a commencé il y a trois ans. Je travaillais alors pour la compagnie « Air Line'' lorsque j'ai eu la visite d'un homme qui disait-il, recherchait de bons pilotes. Il me proposa de doubler mon salaire si je travaillais pour lui. Très tenté par sa proposition, je lui promis de réfléchir.
Quelques jours plus tard, j'ai rencontré Betty qui travaillait à l'hôpital et j'en suis très vite tombé amoureux. Nous nous entendions si bien que nous avons décidé de vivre ensemble, à une seule condition:
Betty me demanda en retour, de quitter les longues lignes ... Elle avait très peur d'un détournement ou d'un crash, je suppose ... C'est ainsi que ma vie à basculé ... J'ai accepté de travailler pour ce type pendant un an, croyant agir en toute légalité! J'ai fait des vols ça et là, transportant des boîtes de tabac. Un jour, maladroit, j'ai heurté une caisse qui s'est ouverte et j'ai été « cloué" sur place: c'était de la cocaïne!
Depuis un an, je servais de pilote à des trafiquants! Bien sûr, ils ont voulu m'acheter, mais devant mon refus, ils ont essayé de me tuer. .. Je ne sais comment j'ai pu parvenir au bureau fédéral...
_ Mon Dieu ! ... Ça a dû être horrible!
Jack continua:
_ J'ai emmené Betty avec moi, on a changé d'identité, de travail, d'état... et puis, un jour, six mois plus tard, j'ai donné mon accord pour témoigner au futur procès, comme témoin principal. En revenant en compagnie d'un agent du FBI, on a découvert la maison saccagée et ... Betty n'était plus là. J'ai ramassé une cassette vidéo qui traînait sur la table et l'agent l'a passée dans le magnétoscope ... La première image qui apparut, sur l'écran, fut celle de Betty ... ligotée ... à demi-nue, près d'un homme cagoulé. J'entends encore ces mots qui résonnent dans ma tête: « Milton, tu sais ce qu'on a fait avec ta femme, n'est-ce pas? Tu as eu de la chance ... mais pas pour longtemps ... regarde bien! Ce sera bientôt ton tour.,. "
Jack avala sa salive, au bord des larmes.
Betty m'a rappelé ... Elle'm'a dit qu'elle m'aimait et puis l'image s'est éteinte et on a entendu deux coups de feu ...
Ils se leva, descendit les marches, prestement, les mains dans les poches. Il fallait qu'il reste seul...

Maintenant, je savais ... Tout était clair ... Pourtant, quelque chose m'intriguait encore ... la police? J'avais vu juste ! Ces hommes n'étaient donc pas des policiers!

De longues minutes passèrent puis je vis Jack qui revenait vers moi impassible.
_Jack, il faut partir ... Ces hommes te cherchent ! Quelqu'un finira par parler.
Jack réfléchit un instant:
_ Viens, suis-moi dit-il, en m'entraînant vers la remise.
Il s'assit devant la radio, et prononça une série de phrases en code. Son interlocuteur répondit longuement puis sembla lui annoncer une bonne nouvelle car Jack sourit tout à coup puis son visage se ferma ...
_ Chasse-neige, terminé!
Il se leva et me serra dans ses bras ...
_ Je dois rentrer chez moi demain, le FBI m'a affIrmé qu'il n'y avait plus rien à craindre!
_ Je suis contente pour toi ...
_ Je pars seul et je ne sais pas quand on se reverra ...

Que fallait-il répondre? Jack ne m'avait jamais dit qu'il m'aimait. .. Je ne devais m'en prendre qu'à moi ... J'aimais Jack, mais jamais il ne serait à moi...
Qu'a dit le FBI ?
Ils viennent me prendre en haut, au refuge nord, demain matin, à huit heures.
_ Je suis contente pour toi ... je vais redescendre avant la nuit. ..
_ Attends ... il faut que je te montre quelque chose ... viens!
Nous prîmes le sentier jusqu'à une petite butte qui surplombait la vallée.
_ Regarde dans la plaine .....en bas ...
J'aperçus le pâturage de la réserve et le torrent que nous avions longé ensemble, la veille. Les larmes
voilèrent mes yeux.
_ Rappelle-toi de cet endroit... viens-y souvent. .. murmura t'il
Je mis mes lunettes noires sur mon nez, avant de répondre:
Cet endroit fait partie des souvenirs ... merveilleux souvenirs mais ... qui appartiennent au
passé ...
Jack me regardea une lueur de fiereté dans le regard
_ Tu es une fille formidable et tu as un grand c½ur. Regarde Là .. sur le rocher! C'est une edelweiss! une fleur très rare, pour une fille très rare. Je vais te la chercher.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 06:23